De l’Acadie aux Premières nations

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village musical acadien-01Un autre matin à l’ombre d’un phare. Durant la nuit, les étoiles perséïdes ont présenté un spectacle sobre et sans grands éclats.

Une tasse de café faite sur le capot de mon Jeep et quelques œufs à coq dans le corps, je voyage quelques minutes pour aller découvrir le nouveau Village musical acadien.

C’est un petit complexe de quelques bâtiments qui hébergent une galerie de peintures et de photographies, une estrade pour l’animation musicale, un temple de la renommée d’artistes acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard (Saviez-vous que Angèle Arsenault vient de Abrams-Village? J’ai toujours pensé qu’elle venait de la Nouvelle-Écosse.), et une salle d’ateliers autodirigés pour apprendre de la danse folklorique ou du violon avec des écrans. Il y a aussi un restaurant, une petite boutique d’artisanat et une boulangerie.

J’arrive à temps pour le premier spectacle de la journée. C’est une belle variété de musique avec d’excellents musiciens. Le violoneux (un jeune de peut-être 20 ans) joue aussi du piano et de la guitare. À un moment donné, il a joué un reel de violon à la guitare. C’était vraiment impressionnant!

Une fois leur court spectacle terminé, le groupe de spectateurs s’est divisé en deux pour soit écouter des contes ou des histoires musicales. Il y avait des anglos dans la salle, donc, le groupe s’est divisé anglos d’un bord et francos de l’autre. J’ai donc écouté des contes d’une dame dont j’oublie le nom.

pont de la confédération-01Après dîner (un bon dîner traditionnel avec du fricot au poulet, de la râpure, du pâté à la viande et du blé d’inde lessivé et pour dessert, de la poutine à trou), je retourne à l’estrade où il y a un autre spectacle. Je remarque sur scène que je reconnais un musicien qui s’est rajouté au groupe. C’est celui qui avait fait l’autre atelier. Aussitôt qu’il commence à chanter, je réalise que c’est FAYO! Un artiste acadien qui avait fait la tournée des écoles et des centres culturels il y a quelques années. J’aime beaucoup sa musique, d’ailleurs, Marcel Marcotte et moi avons interprété une de ses chansons à quelques reprises. Après le spectacle, je vais lui parler et nous jasons une bonne demi-heure sur l’état de la musique acadienne et franco-ontarienne. Il est arrivé sur l’Île-du-Prince-Édouard il y a quelques années et aime bien ça. Je le salue et décide de continuer mon chemin.

Je me dirige vers Charlottetown. Ce soir, il y a une série de spectacles dans le cadre des festivités du 150e anniversaire de la Confédération. Mais avant, le chemin me mène tout près du Pont de la confédération. Quelle merveille de ingénierie!

J’arrive à Charlottetown alors que le soleil se couche. Je n’aurai malheureusement pas le temps d’explorer cette ville. Je me dirige vers le spectacle. C’est un pow wow amérindien aujourd’hui. Il y a un groupe de blues sur la grande scène. C’est le The Gary Sappier Blues Band. Ils sont très bons. Après eux, Buffy Sainte Marie monte sur scène. Je dois admettre que je ne connais pas la musique de cette artiste autochtone, mais, son nom est légendaire. J’ai hâte de la voir sur scène même si je ne la connais pas vraiment. Après la première chanson, je quitte. Je ne comprends vraiment pas l’attrait. Elle semble avoir une voix finie, malheureusement. Je ne sais pas si elle a toujours eu cette voix fébrile et cassée, mais, je n’aime vraiment pas ça.

Je me dirige au Walmart pour voir s’il y a des roulottes de stationnées pour la nuit (selon le site de Allstays, ce Walmart ne permet pas le camping). Il n’y en a pas, mais, dans le stationnement du Home Depot voisin, il y en a 3-4. Je m’installe à côté de l’une d’elle.

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