Des traces, des traces, rien que des traces?

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Je continue mon chemin. J’arrête à quelques arrêts au bord de la route. Je prends mon temps. Il fait beau encore aujourd’hui. Je trouve un petit sentier, très court, en hommage à un autochtone du tournant du siècle dernier. Ici et là, il y a des panneaux d’information. C’est un bon temps pour s’arrêter et réfléchir sur la vie remplie de problèmes et de défis. Les défis, on ne connaît pas ça. Imaginez, le roi de l’Angleterre de l’époque avait décidé de faire venir des rennes à Terre-Neuve pour nourrir les colons et le gouvernement local en a acheter un petit troupeau pour les traire et fournir de lait une bonne partie de la colonie. Ces rennes sont arrivés en plein milieu de l’hiver. L’autochtone a guidé tout ce groupe, incluant des sherpas pour prendre soin des bêtes et une famille de colons, à travers un blizzard constant. Ils sont arrivés à destination sans perdre un renne (on ne dit pas s’ils ont perdu un humainJ).

Au bout du sentier, il y a une chute. J’en profite pour prendre une exposition longue de celle-ci. Ça fait une belle photo.

La nature est superbe et le soleil est de la partie. Je me sens bien!

Je décide de faire un sentier qu’on dit un peu plus difficile que les autres que j’ai faits jusqu’à maintenant. 9,8 kms avec des élévations assez importantes. C’est beau. Le sentier par contre, laisse à désirer. À certains endroits, on perd celui-ci presque complètement. À d’autres endroits, de la boue, beaucoup de boue. Je vois beaucoup de traces d’animaux sauvages. Je crois voir des traces de caribou (même si je n’ai jamais vu ça, je peux me l’imaginer). Je vois des traces d’orignaux aussi …à certains endroits, j’aurais juré sentir une bête… Ah, c’est peut-être plutôt ces tas que je retrouve à quelques reprises. Une chance que je les ai vus à temps! Je vois toutes ces traces mais aucun animal. Je vois aussi des traces d’ours (des tas aussi). Celles-ci semblent fraîches. Ayant déjà rencontré des ours noirs près de chez moi à Timmins, je n’ai pas l’intention de rencontrer une mère avec ses petits. Tout d’un coup, j’entends un animal courir dans la montagne. C’est un ourson. Je fais du bruit avec ma bouteille d’eau. Je vois deux autres oursons… où est la mère? Je lui fais peur aussi. Elle monte un peu (assez loin pour ne pas m’en inquiéter, je crois…). Elle me regarde de très près. Je prends une photo rapidement et quitte, sans changer le rythme de mes pas. Suite à cette frousse, j’ai hâte d’arriver. J’ai déjà bu deux de mes trois bouteilles d’eau. Il reste 3 kms. Ce sentier, quoique présentant de la belle nature, n’a rien de très spécial. En tout cas, je trouve que tout commence à se ressembler.

Je décide de ne pas faire l’autre trajet (de 7 kms) qui se retrouve au même endroit.

Je continue jusqu’au centre de découverte où je visionne un court film et circule pour lire un peu l’histoire du parc national Gros-Morne. C’est intéressant, mais, le plus important, je prends le temps de me reposer un peu.

À la fin du chemin se trouve le terrain de camping. Je m’installe, me fais à souper et je compose cette entrée de blog devant un petit feu (mon chef scout ne serait pas très fier de moi), qui ne veut pas rester allumer. Le bois doit être trempe.

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