Gagnon et Labrador City

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Je reprends la route de bonne heure le matin. Le paysage très répétitif. De longues étendues monotones suivies de quelques lacs et rivières grandioses. Je continue, et sur la route, je trouve une ÉNORME mine de fer. Je dois approcher Labrador City. Je partage la route avec les gros camions de la mine. On dirait que je n’ai pas d’affaires sur cette route. Je continue, passe Fermont et arrive à la frontière du Labrador. Labrador City est à une quinzaine de kilomètres de la frontière. J’arrête pour déjeuner et pour m’acheter quelques fruits et légumes.

La route semble sans fin. Elle est raboteuse mais ma voiture semble bien prendre les coups. Je commence à me tanner des épinettes noires. Ce qui est intéressant par contre, c’est que celles-ci semblent être de plus en plus courtes. Je dois arriver à la limite de la toundra… n’étant pas un expert en géographie, je ne peux pas être certain. À la base, recouvrant le sol presque partout, se retrouve ce que j’appellerais de la mousse jaune-vert, presque fluorescente.

Depuis le début de la route 500, on annonce de faire attention aux caribous. Je n’ai rien vu qui démontre aucune population de cette bête. Évidemment, je préfère ne pas en voir sur la route, par contre, j’aimerais bien en voir dans une vallée, près d’un lac. Ça ferait une très belle photo. En faisant cette réflexion, tout d’un coup, j’aperçois un très gros nid d’oiseau! J’arrête sec (je n’ai pas à m’inquiéter de la circulation, puisque c’est TRÈS rare sur cette route). Je sors mon appareil photo. Voilà un faucon! Quel animal majestueux! La mère n’est pas heureuse de me voir là et elle se lamente. Ça ne l’empêche pas de quitter son nid à quelques reprises pour aller chasser. J’aimerais une lentille plus longue! Les photos sont bonnes, par contre, elles pourraient être meilleures. En fin de journée, je me trouve un petit coin au bord du chemin pour me reposer. Encore une fois, la tranquillité me berce dans mon sommeil.

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