Ils ruminent, elles ruminent…

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Dans les prairies, il y a du blé, du canola, des pois des champs et des lentilles, pour nommer que quelques unes des récoltes qui colorent le paysage. Il y a aussi des moutons, des cerfs, de chevaux et des vaches pour brouter et ruminer certaines de ces récoltes.

D’ailleurs, le gouvernement de la Saskatchewan a établi une variété d’airs de conservation qui visent à retrouver l’équilibre entre les espèces animales et végétales. Comme partout ailleurs, des herbes envahissantes prennent charge des écosystèmes et éliminent la variété d’espèces végétales qui se retrouvent dans les champs. Ceci a un effet dévastateur sur les mammifères, les oiseaux et les insectes qui préfèrent une variété dans leur alimentation. Pour aider à combattre ces herbes envahissantes, la Saskatchewan a recourt à un berger avec ses moutons. Je me suis rendu au Beaver Creek Conservation Area, près de Saskatoon, pour y photographier des oiseaux, et surprise, j’ai pu être témoin d’un berger en action avec son chien.

C’est impressionnant de voir le contrôle que ce berger a sur son chien. Non, je me trompe, ce n’est pas le contrôle qu’il exerce, c’est le respect qu’il a cultivé chez son chien (ses chiens parce qu’il en a une dizaine). Il travaille avec eux pour leur démontrer qu’il est l’alpha du groupe et, ils vont réagir à ses requêtes, sans questions. Il n’avait qu’à dire dans une voix très douce «That’s enough» et le chien revenait à ses côté. Lors de la démonstration, il avait un sifflet qu’il utilisait pour communiquer avec son chien. Un petit coup de sifflet et le chien se couchait par terre. Un autre coup et il faisait le tour du troupeau. C’était vraiment beau à voir. Le chien contrôlait tellement bien le troupeau que le berger a fait passer celui-ci autour de chaque personne qui se retrouvait dans le champ.

Une fois cette démonstration terminée, j’ai voyagé quelques heures vers Handel, Saskatchewan pour me rendre chez ma tante Nicole qui a une ferme avec son époux Clarence. J’y ai passé la nuit. C’est bien de prendre un petit repos de voyager!

Je savais que tante Nicole avait un grand terrain, mais c’est impressionnant de voir ça pour vrai! C’est un peu un retour aux sources pour moi, puisque la famille Ducharme, celle de mon père, a été élevé en grande partie à Verner. Je n’ai pas connu ce temps, autre que les occasions où nous allions visiter la ferme de tante Margot et oncle Aimé à Lavigne.

Ceci dit, cette ferme du centre de la Saskatchewan n’a rien avoir avec les petites fermes des familles nord-ontariennes. Avant de souper, tante Nicole me fait visiter leur terrain ainsi qu’un hôtel qui leur appartient (qui est à vendre). Leur terrain est énorme et ils en louent une grande partie à d’autres fermiers qui y travaillent différentes récoltes.

Après souper, Clarence devait aller chercher deux boeufs qui s’étaient échappés de son pâturage la semaine dernière. Je suis allé les «aider» et prendre des photos.

J’ai pu donc voir ma tante et mon oncle en action, dans leur vie de tous les jours. Nous avons trouvé les vaches (et les boeufs) dans le pâturage de leur voisin et nous les avons nourri avec des grains (et quand je dis «nous», je veux dire «ils») en les amenant dans un enclos ouvert pour les acclimater à cet environnement. Demain, nous attraperons les boeufs.