Je traverse les rocheuses

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ce matin, je prends quelques heures à discuter avec Christiane autour d’une bonne tasse de café. Elle me suggère quelques activités dans les rocheuses et je quitte encore à l’aventure. Je répète encore une fois, j’aimerais prendre plus de temps, mais, mon horaire est beaucoup trop chargé.

Je file vers l’est avec comme but Calgary demain soir.

J’arrête au premier arrêt d’information des parcs nationaux des rocheuses. J’y découvre des choses et décide d’arrêter à quelques sentiers en chemin vers le Lac Louise.

Je commence avec le Red Cedar Boardwalk. Je redécouvre les cèdres rouges. Ce sentier très facile à parcourir me transporte au cœur de cette forêt de gros arbres rouges. Des panneaux indicateurs aident à bien comprendre. Ils ont bien fait pour mettre en perspective l’âge de ces arbres, indiquant que lorsque Christophe Colomb arrive au Canada, ceux-là n’étaient que des graines en germe. Alors que Shakespeare mettait en scène Roméo et Juliette, on aurait vu que de petits arbustes.

Un peu plus loin, je vois une autre Jeep de la même couleur que la mienne, seulement la deuxième que je vois sur la route, mais, c’est la première fois que je peux me stationner à côté. Évidemment, je dois prendre une photo des deux sœurs. Sur une table de piquenique, trois femmes sont « su’l party » et la Jeep leur appartient. Elles sont heureuses elles aussi de voir une autre Jeep vert Gecko. Je jase avec elles un peu pour ensuite prendre le très court sentier qui est là. À la fin du sentier, je découvre des jais noirs qui jacassent autour des tables de piquenique.

Mon troisième arrêt est au lac Émeraude (Emerald Lake), qui est très beau, et effectivement de couleur émeraude. Il y a tellement de monde que c’est difficile de prendre des photos. Je réussi en prenant une courte randonnée autour du lac. À la sortie de ce chemin, il y a un « pont naturel », un gros rocher qui passe par-dessus une rivière. Je prends le temps de prendre quelques photos à longue exposition de la rivière qui passe à travers ce rocher.

Finalement, le dernier arrêt avant le Lac Louise est une chute suggérée par ma cousine Christiane et son époux. Pour s’y rendre, le chemin est très sinueux (je commence vraiment à être habitué :)), mais, une première pour moi, il y a aussi une section de la route qui est un « switchback », ce qui fait qu’on monte le flanc de la montagne. Les coins sont tellement serrés qu’il est interdit (et impossible) aux roulottes de s’y aventurer. Les véhicules plus longs doivent monter, puis reculer pour monter la deuxième étape, et ensuite avancer pour monter la troisième étape… et ainsi de suite. J’avais déjà vu le « switchback » de San Fransisco sur l’émission Mythbusters et certainement à d’autres occasions au petit écran, mais, ce chemin n’est pas du tout la même chose. Arrivé au bout du chemin, je découvre cette impressionnante chute qui, à ce qu’on dit, est plus haute que les chutes du Niagara, en tout cas, si elle ne l’est pas, elle doit être très près! Elle n’est pas aussi massive, et loin de là, mais, elle est très haute. Les chutes Takakkaw sont un incontournable!

Je termine cette journée exceptionnelle n’ayant aucun endroit où dormir. Tous les terrains de camping près du Lac Louise sont à capacité, mais, encore, la vie fait bien les choses. Il y a un terrain (simplement un terrain de stationnement) de camping de débordement pour les gens, qui comme moi n’ont pas de place pour la nuit… et c’est gratuit.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.