La poussière et les grands vents

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fou de bassan au vol-01-2
Je me lève rafraîchi, déjeune et quitte Placentia pour me rendre au centre écologique de Cape St. Mary’s. C’est un havre pour les oiseaux de toutes sortes. Pour s’y rendre, le chemin suit la en montant et descendant de très grandes côtes. Il vente tellement que je dois absolument garder mes deux mains sur le volant pour contrôler. La descente à pic vers les villages se fait toujours dans une grande courbe. C’est une montagne russe pour la voiture!

Plus j’approche Cape St. Mary’s, plus le brouillard s’épaissit. J’espère pouvoir voir les oiseaux! J’entre dans le centre d’interprétation et regarde un peu l’exposition qui s’y retrouve. J’erre un peu dans ce centre et un guide vient me voir, me demandant si j’étais allé voir la «roche aux oiseaux». «Pas encore», lui dis-je. «Je viens d’arriver». «Ne brette pas ici! Le brouillard s’épaissit et bientôt, tu ne verras plus les oiseaux!»

moutons-01Je m’aventure donc sur le sentier de 1,4 kilomètres. Tout au long du sentier, il faut faire attention où mettre nos pieds. À gauche du sentier, il y a une grande plaine où vivent plusieurs moutons. Ils sont libres et traversent évidemment souvent le sentier… ce qui laisse derrière des pommes de route qu’il faut vraiment éviter.

île aux oiseaux-01Alors que je m’approche du bout du sentier, j’entends un vacarme incroyable. Un mélange de sons. Des fous de bassan, des goélands, des corbeaux, et toutes sortes d’autres oiseaux. Des oiseaux noir et blanc volent et planent dans le vent. C’est vraiment quelque chose! Au loin, je vois un précipice tout blanc. C’est bizarre comme couleur! Et c’est là que je remarque que ce n’est pas le rocher qui est blanc, mais, que celui-ci est recouvert d’oiseaux. Selon le dépliant que j’ai ramassé au centre d’interprétation, il y a plus de 11 000 paires de fous de bassan qui font leur nid ici à chaque année. Plus je m’approche, plus je remarque que ces oiseaux sont magnifiques! J’en ai vu tout au long de mon voyage depuis le Cape Breton, mais, je ne savais pas ce que c’était. Ils volent assez haut dans les airs par dessus la mer et tout-à-coup, plongent dans l’océan comme une missile pour aller pêcher. C’est impressionnant. Je m’installe au bout du sentier, tout au haut d’une petite péninsule, entouré de ces oiseaux qui volent et planent dans le vent.

bassans maternels-01Je prends plusieurs photos. Le brouillard ne m’empêche pas du tout de voir les oiseaux, mais le vent augmente le niveau de difficulté puisque je me bat avec lui pour garder mon téléobjectif stable. Je passe une bonne demi-heure ici. Il y a très peu de visiteurs. Je suis seul pour au moins vingt minutes. Malgré le brouillard, le vent et la petite pluie, les oiseaux sont très actifs.

Je retourne tranquillement à mon Jeep et décide d’aller dîner au restaurant qui se trouve au bout du chemin. Ils annoncent un bouilli à l’orignal, que je commande. C’est bon, mais, rien d’exceptionnel. Ça goûte comme un bouilli que je me ferais chez moi. On annonce du meilleur temps pour après souper, donc, je décide de demeurer dans le coin pour prendre des photos du coucher de soleil avec les oiseaux en avant-plan. Je visite un peu les petits villages dans le coin. Avec le brouillard, et le soleil qui tente de percer à travers celui-ci, le temps est très mystérieux. Un peu avant 17h, je m’installe au stationnement du centre écologique. Le brouillard est toujours présent et y demeurera jusqu’à au moins 19h. C’est le temps de retourner.

Je me rends au terrain de camping de Argentia, mais, le bureau de celui-ci ferme à 16h! Je pourrais téléphoner pour avoir du service, mais mon téléphone ne fonctionne pas. J’explore un peu les lieux. Il y a beaucoup de vieux chemins qui mènent à des petit terrains de stationnement. Un peu comme s’il y avait déjà eu plusieurs petits édifices ici. Je m’informerai demain.

Le coucher de soleil semble intéressant. Je trouve une façon de me rendre au bord de la mer. C’est très beau, mais, la couleur du coucher de soleil ne paraît pas bien sur mes photos. Je trouve finalement un petit coin sur le bord du chemin qui relie les deux parties de Placentia et c’est là où je passerai la nuit.

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