Road Trip 2014

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Il fait chaud sur l’île Fogo

joel : juillet 31, 2014 22 h 45 min : Road Trip 2014

IcebergTwillingate-01 Ce matin, je me rends à l’île Fogo. Pour s’y rendre, il faut prendre un traversier (moins de 20$, aller-retour). J’arrive alors que le traversier de 9h est en chargement. Je ne sais pas s’il va y avoir de la place pour moi. Si je ne prends pas ce navire, je devrai attendre 11h15 pour traverser. Par 9h15, on me dirige sur le bateau. Je passe devant un camion fortifié de G4S. On me place à gauche du bateau. L’aile gauche de mon Jeep vert touche pratiquement le parechoc droit de la voiture blanche devant moi. Ils laissent entrer le gros camion fortifié (qui touche pratiquement l’aile droit arrière de mon Jeep vert), et une autre voiture. Les voitures sont tellement tassées que c’est très difficile de se rendre à l’étage des passagers.

J’apporte mon appareil-photo connecté à mon gros téléobjectif. On sait jamais s’il va y avoir une baleine ou un iceberg à distance. Malheureusement, je transporte tout ceci pour rien.

MaisonToitRouge-01Je traverse l’île Fogo pour me rendre à la ville de Fogo. C’est encore très beau ici, mais la géographie commence vraiment à se répéter. Au bout de l’île, il y a un sentier pédestre que j’entreprends. Au début, c’est facile, mais, j’arrive à un escalier qui monte le flanc d’une montagne. Je décide de monter, par contre, la chaleur et l’humidité rendre l’ascension presqu’impossible. Je décide de rebrousser chemin. Mais avant, je scrute l’horizon et vois trois icebergs (au loin). C’est contre-intuitif de voir des icebergs dans cette canicules!

Je retourne à ma voiture et visite les petits villages de pêche autour de l’île. L’histoire de l’île semble vivante ici.

En me dirigeant vers le traversier, je croise une ambulance, lumières et sirènes allumées. J’arrive un peu avant 14h pour voir qu’ils sont en train de charger le navire. Mais, peu après, les voitures arrêtent d’entrer. Le bateau a l’air vide, mais aucune voiture n’y entre. Quelques minutes plus tard, l’ambulance revient, entre dans le bateau et celui-ci quitte. Le traversier étant le seul moyen de transport pour sortir de l’île Fogo, les urgences sont évidemment prioritaires. Il me semble qu’il pourrait y avoir un système d’hélicoptère pour ces urgences. En tout cas, toutes les voitures doivent donc attendre au moins deux heures avant le retour du traversier. Il fait 29 degrés (37 avec l’humidex)! Et il n’y a absolument rien à faire ici, à l’attente du traversier. J’écoute la radio, tente de me rafraichir sans trop utiliser d’essence pour l’air climatisé. Je travaille un peu sur mes photos et sur mon blog, mais, sans accès Internet, je ne peux rien mettre en-ligne.

16h et le bateau n’est toujours pas ici. Vers 16h15, finalement, le navire apparaît à l’horizon. Par 17h, celui-ci commence la traversée. Nous arrêtons à l’île Change pour déposer quelques passagers et en embarquer une dizaine. J’aurais aimé aller visiter le vignoble de Twillingate, mais, j’arriverais trop tard. Donc, je décide de continuer la route jusqu’à Gander, où je me prends une chambre d’hôtel pour sortir de la chaleur.

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De Terra-Nova à Bonavista

joel : août 1, 2014 23 h 24 min : Road Trip 2014

Aujourd’hui, je veux voir des baleines et des macareux. Je quitte rafraichi de ma nuit à l’hôtel. Je suis prêt à affronter le reste du voyage.

terranova_p-01Mon premier arrêt est le Parc national Terra-Nova. J’entreprends un sentier qui devrait me rendre à des chutes selon une interprète du centre d’interprétation. J’ai beau fouillé, suivre les différents sentiers, je ne trouve pas de chutes. Je rencontre un couple québécois (qui viennent de la rive-sud de Montréal) et on cherche ensemble. Rien. Eh bien! Le sentier était quand même beau. Aujourd’hui, la pluie tombe un peu. Fort par moments, mais, rien pour arrêter de visiter. Je continue vers la côte Ochre, le point le plus élevé du parc. Arrivé au sommet, il y a une tour d’observation. Je suis déjà très haut et avec une peur des hauteurs, je ne peux pas monter cette tour. Je prends quelques panoramas. La vue est énorme. Je vois à plusieurs kilomètres. Avec un beau ciel bleu, ces photos seraient encore meilleures, mais, on ne contrôle pas la météo.

baleines-01Je continue le trajet vers Cape Bonavista. J’écoute la radio de CBC. Je vois quelques baleines au loin. Je m’arrête pour tenter de prendre des photos, mais, ne réussit pas. Elles sont juste un petit peu trop loin. On annonce que dans la baie de Bonavista, il y a un Garden Party qui débute ce soir. Quelle parfaite coïncidence! J’arrête à Newman’s Cove (là où se déroule le festival) et demande plus d’infos. En principe, c’est un festival de musiciens locaux, avec de la bouffe et des traditions locales. EXCELLENT! Il est encore un peu tôt, donc, je me dirige une vingtaine de kilomètre plus loin au phare de Cape Bonavista et retrouve ces merveilleux petits oiseaux, les macareux. Il y en a une centaine derrière le phare. Ils volent partout, plusieurs avec un poisson dans le bec. Que c’est beau à voir.
macareux-01Je tente, tant bien que mal, à prendre quelques bonnes photos et ensuite retourne au Garden Party. Je mange du macaroni au fromage et un bol de chili (seulement que 6$!!!). Ensuite, je vais me prendre une bière et écoute ces musiciens jouer surtout de la musique traditionnelle terre-neuvienne, avec une sonorité très country. Tout à coup, un homme sort déguisé en femme. Il est crampant. C’est un humoriste « stand-up ». Il raconte une farce après l’autre. Je comprends la majorité de ce qu’il dit, mais, son accent étant vraiment prononcé, ce n’est pas toujours évident. La musique continue. Un peu plus tard, un autre sort avec un costume « baloune », habillé comme un homme, mais, avec un dentier à peu de dents et un chapeau de pluie de pêcheur. Lui aussi raconte des farces. Durant la soirée, on change d’estrade et c’est le temps du « screeching ». Le dernier caractère nomme des noms de gens dans la foule qui ne viennent pas de Terre-Neuve (je n’ai pas donné mon nom… avec mes allergies, je ne pourrais pas participer à la cérémonie). Ils montent tous sur scène, enfilent un imperméable et un chapeau de pluie de pêcheur. On leur donne un shooter de rum jamaïcain (ce qu’ils nomment du screech) et un petit cube de balogne. On leur pose une question qu’ils doivent répondre avec un accent terreneuvien et ils prennent leur shooter et mangent la balogne. Ensuite, on apporte une morue sur scène et un à un doivent embrasser ce poisson (d’où mon impossibilité de participer!). Ils sont ainsi devenus des Terre-Neuviens d’adoption.

La pluie ayant recommencé, je décide de me trouver un coin ou m’installer pour la nuit. Je me rends au phare du Cape Bonavista. Il n’y a personne quand j’arrive, mais, à l’occasion, il y a des voitures qui viennent faire un tour. Par la musique qui sort de ce voiture et le son des tuyaux d’échappement, ça l’air que ce sont surtout des jeunes qui « cruisent » dans leur petit village. J’espère pouvoir dormir.

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«O buono vista»

joel : août 2, 2014 22 h 14 min : Road Trip 2014

J’ai bien dormi. J’ai pu ignorer le va-et-vient des voitures. Je crois qu’ils ont arrêté de passer vers 1h du matin.

macareuxvsgoéland-01Je me lève tôt espérant un beau lever de soleil derrière le phare, mais, ce matin, il y a des nuages. Eh bien, je vais visiter les macareux. Et passe une bonne heure avec eux.

J’ai faim donc je vais au restaurant à Bonavista et ensuite je visite cette belle petite ville historique. C’est ici où John Cabot (ou plutôt Giovanni Caboto) aurait découvert l’Amérique de Nord en 1497. Italien et inspiré par les lieux, il s’exclama « O buono vista » (oh belle vue). Ce nom demeura.

Bonavista a aussi été le lieu d’une entreprise de pêche très fructueuse, menée par James Ryan. Les édifices principaux de cette entreprise de transformation du XVIIe siècle ont été préservées et certaines transformées en musée. Je visite ces lieux et il est même possible de visiter la maison de James Ryan qui a été elle aussi préservée dans l’état où elle a été achetée par la société historique du Canada. Il y a évidemment eu un certain nombre de rénovation (il y a des tuiles autour du foyer à l’entrée qui ont certainement été installées dans les années 1970).

Je trouve ensuite le «Mathieu», une réplique grandeur réelle du navire que Cabot a utilisé pour traverser l’Atlantique. C’est impressionnant, mais en même temps, quand on considère qu’il a traversé l’océan avec ce bateau, avec un équipage et les denrées essentiels à bord, on comprend que la vie n’était pas facile pour ces explorateurs.

dungeon-01Une fois mon éducation sur l’histoire de Bonavista est terminée, je décide de me rendre à Dungeon Provincial Park où il y a une formation de roc érodé par la mer qui est impressionnante. C’est très difficile à expliquer, il faut voir les photos.

Ensuite, je vais retrouver les macareux à Elliston, un petit village à une douzaine de kilomètres de Bonavista, où il y a un petit monticule dans la mer qui contient une des concentrations les plus élevées de macareux en Amérique du Nord. J’y passe un bon moment à tenter de prendre en photo au vol ces petites bêtes rapides. Je réussi tant bien que mal. J’aimerais bien prendre quelques bonnes photos où ils ne volent pas, debout sur le roc ou dans les grandes herbes. Pas cette fois-ci, ils n’atterrissent pas de notre côté. Il y a peut-être trop de monde.

macareux-01Je croise un monsieur, installé au côté opposé des macareux, avec une énorme lentille qui pointe vers la mer. Je pique une petite jasette avec lui. Il vient de North Bay (son épouse est assise un peu plus loin, et ne dit pas grand-chose). Il m’explique qu’il a eu un accident de moto il y a de ça quelques années et depuis ce temps-là, il a de la difficulté avec sa mémoire, et, en le regardant debout, se balançant constamment de gauche à droite et s’enfargeant dans ses mots, c’est évidemment qu’il a eu un traumatisme crânien très grave. Il s’est donc lancé en photographie. Il espérait prendre de bonnes photos de baleines. On a jasé une bonne demi-heure. Je le quitte en lui souhaitant un bon succès avec les baleines et un bon voyage.
inukchuk-01Je vais souper et retourne au phare de Cape Bonavista pour le coucher de soleil, qui, finalement est superbe! J’ai pu observer le soleil se cacher au fond de l’océan. En prenant mon gros zoom, je prends des photos avec un inukchuk en avant plan. Le soleil est une boule de feu énorme.

Je continue à prendre des photos bien après que le soleil s’est couché. Le ciel est peint d’orange, de rouge, de rose et de bleu. Une belle fin pour une excellente journée!

Je décide de m’installer dans le stationnement du parc adjacent au phare. J’espère qu’il y aura moins de dérangement cette nuit.

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Bonavista, je te quitte (pour de la bière!)

joel : août 3, 2014 21 h 12 min : Road Trip 2014

phare bonavista - lever de soleil-01Je me lève tôt encore ce matin espérant voir un beau lever de soleil. Et c’est effectivement ce que je retrouve. Je prends le temps de bien respirer l’air frais et le calme qui entoure un phare, au bord de la mer, à 5h30.

macareux cachette-01Je quitte les lieux pour retourner une dernière fois à Elliston. Je veux y être avant que d’autres arrivent et éloignent ces oiseaux. Eh bien! Je ne suis pas le premier. Il y a un autre photographe, bien installé, entouré de macareux qui volent et qui atterrissent à quelques pas de lui. Je ne veux pas le déranger, donc, je tente quelques photos de l’autre côté du pic, mais, ils n’atterrissent pas là. Je m’aventure donc un peu plus près de lui, mais, à l’écart afin de ne pas effrayer les macareux. Pas trop loin d’où je m’installe, je remarque quelques macareux dans la broussaille. J’ai un bon «spot» moi aussi. Par contre, une fois qu’il quitte, je prends sa place. Il vente encore ce matin, et ça fait du bien. La chaleur peut être accablante!

Je passe une bonne heure ici. C’est tellement fascinant ces oiseaux.

Il est temps de partir. Je me dirige donc vers St-John’s… seulement que quelques heures de route.

Je fais une recherche et trouve un HENRY’S! Je peux finalement me procurer un système de nettoyage de capteur! J’étais tellement limité avec le genre de photos que je pouvais prendre!

Quidi vidi-01Une affiche d’une brasserie attire mon attention. « Tour the brewerie ». À mon arrivé à Terre-Neuve, j’ai goûté la Iceberg, une bière d’une microbrasserie (la plus ancienne de l’île… 15 ans). Et voilà que cette brasserie, la Quidi Vidi Brewing Company offre des tournées des lieux. Pour 10$, on goûte à 5 différentes bières et on fait la tournée. C’est impressionnant de voir qu’ils produisent énormément de bière dans une si petite surface. D’ailleurs, c’est la raison qu’elle n’est pas disponible ailleurs que sur l’île. Ils ont peine à subvenir à la demande déjà. Des plans sont en marche pour construire afin d’agrandir la production. C’est très intéressant, et une belle façon de commencer mon séjour à St-John’s, Terre-Neuve.

Et cette brasserie se retrouve dans une petite anse. C’est très charmant. Et c’est presqu’au centre-ville de Saint-Johns.

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St.John’s, une ville toute en côtes et en couleurs

joel : août 4, 2014 22 h 41 min : Road Trip 2014

canon spear-01Il y a une constante que je remarque des grandes villes côtières qui ont un port de mer. Elles sont toutes en côtes! Québec, Vancouver, Saint-Jean (NB), Halifax, Port-aux-Basques (en moins prononcé) et maintenant St. John’s (TN).

capeSpearMilitaire-01Je fais ce constat en me rendant au cap
d’Espoir (Cape Spear), le site de 2 phares (l’original construit en 1836, qui n’est plus fonctionnel et un plus moderne (1955) qui est toujours fonctionnel) et d’une batterie de canons conçus pour abattre les u-boats allemands durant la deuxième guerre mondiale. Pour se rendre aux phares, je prends le sentier qui longe la mer et garde un œil ouvert pour des baleines.

Ce site est le point le plus à l’Est du Canada.

Le sentier côtier passe par les installations militaire. Toutes les ouvertures sont couvertes par des barres (comme une prison). Je trouve une porte ouverte et suis un corridor qui me mène à ce qui ressemble à un tunnel. Il fait très sombre dans celui-ci. Je décide de rebrousser chemin et trouve une deuxième installation qui est plus ouverte. J’explore les différentes salles et suis un autre tunnel, mais, celui-ci a de la lumière à l’autre bout. Il y a une série de salles à droite. J’imagine que celles-ci entreposaient les obus qu’auraient lancer les grands canons anti-u-boot.

baleine spear-01De retour sur le sentier et je remarque que les gens regardent vers l’océan. Une baleine? Effectivement, il y a une baleine à bosse (humpback) qui se promène tranquillement le long de la côte.

yellowbelly-01J’arrive ensuite au phare historique, construit en 1836. C’est une maison de 2 étages, style colonial, construit autour de la tour du phare. Les chambres sont reproduites de façon à ce qu’on puisse imaginer facilement la vie chez les gardes du phare.

Une fois ma visite terminée, je me rends au centre-ville de St. John’s d’abord pour dîner et ensuite pour errer dans les rues de cette ville colorée. Pour dîner, je trouve une brasserie. Un bon burger avec une bonne bière (une stout qu’ils produisent sur les lieux). J’avais ramassé un petit guide imprimé pour des randonnées auto-guidées dans la ville de St. John’s. Je remarque que l’édifice de la brasserie Yellowbelly fait partie de cette randonnée. C’est un des édifices originaux de St. John’s.

couleursStJohns-01J’exerce les muscles de mes jambes aujourd’hui. Cette ville est vraiment à pic! Mais très pittoresque. Dans le port, il y a un énorme navire avec deux grues. Très impressionnant! Je retrouve mon Jeep et me rends à Signal Hill, le lieu de la première communication outre-mer par Marconi. La tour qui a été érigée permet de voir le port et la ville de St. John’s dans toute sa gloire. Sur ce site aussi, il y a une batterie de canons. C’est un endroit stratégique pour la protection de St. John’s puisque n’importe quel bateau qui se dirige vers cette ville doit passer par un étroit passage. La série de canons donc, aurait pu facilement arrêter une attaque marine.

Il se fait tard, je décide donc d’aller souper chez Jack Astor, un Bar & Grill très moderne. Je commande un steak mais on m’informe qu’il n’y a plus de 7 oz. Un steakhouse qui manque de steaks? Je commande donc une livre de hot wings avec un Jig stack (une concoction de frites, viande, carottes, etc… Genre poutine). Un peu plus tard on m’apporte le steak que j’avais commandé. Excellent! Alors que j’ai presque terminé celui-ci, la serveuse m’apporte les ailes de poulet et le jig stack! C’est beaucoup de nourriture!!! Évidemment, les ailes de poulet et le jig stack seront gratuits, mais, je ne peux pas manger tout ça et comment est-ce que je vais faire pour réchauffer cette nourriture en camping? Eh bien, avec mes deux contenants en styromousse dans ma glacière, je retourne au terrain de camping pour la nuit.

 

 

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Un phare, une baleine, des macareux, et un phare et deux baleines

joel : août 5, 2014 23 h 53 min : Road Trip 2014

phare cape spear-01Je décide de retourner au phare de Cape Spear pour voir s’il y a des baleines encore et pour prendre de meilleures photos de l’extérieur du phare (avec le soleil du matin). Malheureusement, il n’y a pas de baleine,mais le soleil est au rendez-vous, même si la couverture nuageuse est assez épaisse. Ça fait de beaux ciels! Pour les baleines, ça n’a pas vraiment d’importance puisque je quitte Cape Spear pour me rendre à Bay Bulls à proximité de la réserve Witless bay islands, un havre de macareux et d’autres oiseaux (plusieurs millions d’oiseaux!) et j’embarque sur le catamaran de Gatherall’s Whale and Puffin. Ce n’est pas garanti de voir une baleine, par contre, l’activité des baleines est très active, donc, c’est presque certain.

baleine-01Un dizaine de minutes après le départ du bateau, «THERE SHE BLOWS!». Une baleine à bosse à l’horizon. C’est magnifique comme animal. On réussi à s’en rapprocher. Tellement qu’à un moment donnée, mon téléobjectif est trop grand pour prendre toute la baleine dans le cadre. Incroyable! Nous observons ce mastodonte pour une quinzaine de minutes et ensuite, nous nous dirigeons vers une île de Witless bay.

Avant d’y arriver, on voit et on entend les oiseaux. Ils flottent dans l’eau (en train de pêcher, j’imagine), ils survolent par-dessus nos têtes, c’est tout une expérience. Notre guide nous suggère de fermer notre bouche si nous regardons vers le haut. 🙂 La comique, mais aussi, j’imagine qu’elle parle par expérience. YUCK!

macareux-01L’île est impressionnante. Il y a tellement d’oiseaux, qu’à l’œil nu, ça l’air d’un tapis noir et blanc avec des points oranges. Je prends tellement de photos que je dois changer de carte et de pile!

Quelle belle expérience! Si jamais vous avez l’occasion de vous rendre à St. John’s, je vous suggère de prendre une demi-journée et vivre embarquer sur ce navire. C’est un catamaran, donc, beaucoup plus stable que les autres bateaux qui font ce genre de tournée.

barrens-01Mon but de voyage aujourd’hui est de me rapprocher de Argentia, là où je vais prendre le traversier samedi prochain. Je décide donc de visiter les petits villages le long de la côte sud-est de Terre-Neuve.

Je monte une petite colline et de l’autre côté, il y a presque rien! Presqu’aucun arbre! C’est comme les badlands en Alberta mais couvert de mousse et de foin. Il y a beaucoup de petits lacs qui ponctuent le paysage. Je trouve une affiche qui explique que dans ce coin, il y a le troupeau de caribous le plus au sud de l’Amérique du Nord. Malheureusement, je ne les vois pas, mais, je peux facilement les imaginer en train de migrer d’un bout à l’autre de ces grandes plaines.

phareCapePine-01Je continue et arrive à un phare (une dizaine de kilomètres à l’extérieur de la route principale): le phare de Cape Pine. C’est un site national historique, mais, il n’y a personne. Sur les lieux, il y a le phare (mille-huit-cent quelque chose) en métal et deux maisons. J’entends une baleine. Je cours pour prendre mon téléobjectif et remarque que c’est encore une baleine à bosse. J’attends patiemment et elle vient passe devant moi. Un peu plus loin, elle en rejoint une autre. Malheureusement par contre, elles ne reviennent pas vers moi. Je décide donc de retourner et je rencontre une dame qui semble travailler ici. Erreur. Elle demeure ici quelques semaines par année. La maison appartient à son amie et elle vient passer du temps durant ses vacances. Nous jasons un peu et je décide de me rendre à Placentia pour la nuit.

Arrivé ici, je suis les indications et, je ne semble pas pouvoir trouver le village! Le chemin pour m’y rendre était un chemin de campagne, couvert de roches. Pas évident quand il fait noir. Il semble que je tourne en rond quand je réalise qu’il y a un pont pour me rendre à Placentia, mais, celui-ci est brisé. Je dois faire un détour, qui me ramène sur ce chemin de roches. Je trouve finalement le village et décide de me prendre une chambre d’hôtel puisqu’il n’y a pas l’air d’avoir d’endroit où je peux simplement stationner pour la nuit.

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La poussière et les grands vents

joel : août 6, 2014 22 h 43 min : Road Trip 2014

fou de bassan au vol-01-2
Je me lève rafraîchi, déjeune et quitte Placentia pour me rendre au centre écologique de Cape St. Mary’s. C’est un havre pour les oiseaux de toutes sortes. Pour s’y rendre, le chemin suit la en montant et descendant de très grandes côtes. Il vente tellement que je dois absolument garder mes deux mains sur le volant pour contrôler. La descente à pic vers les villages se fait toujours dans une grande courbe. C’est une montagne russe pour la voiture!

Plus j’approche Cape St. Mary’s, plus le brouillard s’épaissit. J’espère pouvoir voir les oiseaux! J’entre dans le centre d’interprétation et regarde un peu l’exposition qui s’y retrouve. J’erre un peu dans ce centre et un guide vient me voir, me demandant si j’étais allé voir la «roche aux oiseaux». «Pas encore», lui dis-je. «Je viens d’arriver». «Ne brette pas ici! Le brouillard s’épaissit et bientôt, tu ne verras plus les oiseaux!»

moutons-01Je m’aventure donc sur le sentier de 1,4 kilomètres. Tout au long du sentier, il faut faire attention où mettre nos pieds. À gauche du sentier, il y a une grande plaine où vivent plusieurs moutons. Ils sont libres et traversent évidemment souvent le sentier… ce qui laisse derrière des pommes de route qu’il faut vraiment éviter.

île aux oiseaux-01Alors que je m’approche du bout du sentier, j’entends un vacarme incroyable. Un mélange de sons. Des fous de bassan, des goélands, des corbeaux, et toutes sortes d’autres oiseaux. Des oiseaux noir et blanc volent et planent dans le vent. C’est vraiment quelque chose! Au loin, je vois un précipice tout blanc. C’est bizarre comme couleur! Et c’est là que je remarque que ce n’est pas le rocher qui est blanc, mais, que celui-ci est recouvert d’oiseaux. Selon le dépliant que j’ai ramassé au centre d’interprétation, il y a plus de 11 000 paires de fous de bassan qui font leur nid ici à chaque année. Plus je m’approche, plus je remarque que ces oiseaux sont magnifiques! J’en ai vu tout au long de mon voyage depuis le Cape Breton, mais, je ne savais pas ce que c’était. Ils volent assez haut dans les airs par dessus la mer et tout-à-coup, plongent dans l’océan comme une missile pour aller pêcher. C’est impressionnant. Je m’installe au bout du sentier, tout au haut d’une petite péninsule, entouré de ces oiseaux qui volent et planent dans le vent.

bassans maternels-01Je prends plusieurs photos. Le brouillard ne m’empêche pas du tout de voir les oiseaux, mais le vent augmente le niveau de difficulté puisque je me bat avec lui pour garder mon téléobjectif stable. Je passe une bonne demi-heure ici. Il y a très peu de visiteurs. Je suis seul pour au moins vingt minutes. Malgré le brouillard, le vent et la petite pluie, les oiseaux sont très actifs.

Je retourne tranquillement à mon Jeep et décide d’aller dîner au restaurant qui se trouve au bout du chemin. Ils annoncent un bouilli à l’orignal, que je commande. C’est bon, mais, rien d’exceptionnel. Ça goûte comme un bouilli que je me ferais chez moi. On annonce du meilleur temps pour après souper, donc, je décide de demeurer dans le coin pour prendre des photos du coucher de soleil avec les oiseaux en avant-plan. Je visite un peu les petits villages dans le coin. Avec le brouillard, et le soleil qui tente de percer à travers celui-ci, le temps est très mystérieux. Un peu avant 17h, je m’installe au stationnement du centre écologique. Le brouillard est toujours présent et y demeurera jusqu’à au moins 19h. C’est le temps de retourner.

Je me rends au terrain de camping de Argentia, mais, le bureau de celui-ci ferme à 16h! Je pourrais téléphoner pour avoir du service, mais mon téléphone ne fonctionne pas. J’explore un peu les lieux. Il y a beaucoup de vieux chemins qui mènent à des petit terrains de stationnement. Un peu comme s’il y avait déjà eu plusieurs petits édifices ici. Je m’informerai demain.

Le coucher de soleil semble intéressant. Je trouve une façon de me rendre au bord de la mer. C’est très beau, mais, la couleur du coucher de soleil ne paraît pas bien sur mes photos. Je trouve finalement un petit coin sur le bord du chemin qui relie les deux parties de Placentia et c’est là où je passerai la nuit.

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La poussière et l’histoire militaire à Plaisance

joel : août 7, 2014 22 h 58 min : Road Trip 2014

leverdesoleil-placentia-01Je n’ai pas très bien dormi. Il y a trop de poussière ici. Je ne pense pas l’avoir déjà expliqué, mais, le chemin de rochers qui relie les deux sections de Plaisance est très poussiéreux. Il n’a pas plu ici depuis un bon bout de temps. D’ailleurs, il n’a pas plu très souvent durant mon voyage. À date, j’ai eu seulement 3 journées de pluie, et deux des trois fois, je conduisais une bonne partie de la journée.

Ce matin, commence au Tim Horton’s, question de prendre un petit café et de prendre des nouvelles avec le WIFI gratuit qui s’y retrouve. Mais avant, le lever de soleil est superbe à travers le brouillard et les montagnes. Je prends mon temps ce matin puisque le lieux historique de Castle Hill ouvre seulement à 10h.

canon-CastleHill-01C’est une vieille fortification française en ruine. Au XVIe siècle, la région était occupée par les pêcheurs français. Mais durant les XVIIe et XVIIIe siècle, les Britanniques et les Français se battaient pour le contrôle de Terre-Neuve. La fortification de Castle Hill a été construite pour contrer les avances marines et terrestre des Britanniques. Toutes ces batailles furent sans conséquences finalement puisqu’en signant le traité de Utrecht en Europe, les Français cédaient le contrôle de Terre-Neuve aux Britanniques. Les Français (soldats et pêcheurs) ont ensuite construit le fort de Louisbourg en Nouvelle-Écosse.

Une fois ma visite de Castle Hill terminée, je vais au terrain de camping de Argentia pour réserver les deux prochaines nuits. Après avoir payer, je réalise que la prise d’électricité du site n’était pas compatible avec ce que j’avais. C’est la première fois durant ce voyage. J’avais oublié qu’il était possible. Je cherche à Plaisance et ne trouve pas le morceau nécessaire. Je décide donc de me rendre à St. John’s, un peu plus d’une heure de route, pour trouve le morceau. Je décide d’y souper tant qu’à être dans la grande ville.

Lors du voyage de retour, le brouillard était si épais par endroit que j’ai dû ralentir à moins de 60 km/h (il faut toujours faire attention aux orignaux… j’en ai vu 5 durant mon séjour, dont 2 sur la route!). À certains endroits, le chemin descend sous le brouillard et le soleil puissant coupe à travers ce qui donne une couleur et un effet très intéressant. Je tente de prendre l’événement en photos mais ne réussit pas à démontrer vraiment cet effet.

Demain c’est vendredi. Je n’ai aucun plan encore. On verra ce que la journée apportera.

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Une base militaire américaine?

joel : août 8, 2014 22 h 49 min : Road Trip 2014

Il pleut aujourd’hui.

Je passe une partie de la matinée au Tim Horton’s encore une fois, pour éviter la pluie.
entree de l_hopital-01En parlant avec le propriétaire du terrain de camping, il m’informe que Argentia a été une base militaire américaine très importante durant la deuxième guerre mondiale. Les américains sont demeurés ici jusqu’en 1994, il y a déjà 20 ans. Sur le site, on peut trouver les vestiges de cette base militaire navale. Il reste quelques édifices, mais, la grande majorité des bâtiments ont été démolis. Il m’indique qu’il y a un énorme canon qui est encore ici, ainsi qu’une poignée de hangars «bunkers» qui parsèment le paysage. L’édifice qui servait d’hôpital est toujours là. On peut y rentrer, mais, il fait très noir. «You have never seen dark until you go in there». Intéressant. Je vise aller faire un peu de peinture de lumière, où on peint les objets avec la lumière d’une lampe de poche alors que l’appareil-photo prend une longue exposition. Lorsque j’arrive à la porte, je rebrousse chemin. Je suis un peu trop «pissou» pour entrer là-dedans tout seul.

gros canon-01Je suis les vieux chemins qui me mènent à des terrains de stationnement et je trouve aussi le gros canon.

Pour souper, je vais au Three Sisters, un pub et restaurant, me commande des moules au vin blanc et une salade aux betteraves. Quelques bonnes bières et un bon dessert pour agrémenter le tout. C’est ma dernière soirée sur l’île, le temps de fêter. J’aimerais bien retourner pour voir le karaoke en soirée, mais, je n’ai pas accès à un téléphone pour prendre un taxi.

En me couchant, il pleut. La tempête tropicale Bertha fait son apparition. On annonce un risque d’orages et de pluie forte par moments. La pluie qui tombe sur le toit souple de mon Jeep m’aide à tomber endormi.

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D’une île à l’autre

joel : août 10, 2014 21 h 22 min : Road Trip 2014

portesrouillées-01 Hier, 9 août, je me suis levé sous une douce pluie. Ne voulant pas me faire mouiller en me faisant le petit-déjeuner, j’ai décidé de me rendre au Tim Horton’s. J’ai ensuite continué à explorer l’ancienne base militaire américaine.

En suivant les vieux chemins qui sillonne à travers la forêt et le long de la côte, je trouve des bunkers, certains la porte ouverte. Je trouve aussi un petit édifice utilisé pour les sentinelles qui auraient une excellente vue de l’océan et de toute avancée d’ennemis.

traversier-01Voici qui arrive le traversier que je vais prendre cet après-midi. C’est impressionnant de voir ce navire voguer tranquillement vers le port.

Après dîner, je me dirige vers le terminus pour attendre l’embarquement qui se fait à 15h.

Une fois à bord du bateau, je me rends à la cabine que j’ai réservée. On m’avait assigné une cabine dans le milieu à l’avant du bateau. Je pourrai ainsi voir la progression de la traversée. Par contre, sur la porte de ma cabine assignée, il y a une affiche indiquant que ma réservation a changé.

Je vais voir et on m’assigne une autre cabine de luxe, au coin avant du navire (à quelques portes de ma chambre originale). J’ai donc deux hublots et une chambre un peu plus grande. C’est vraiment du luxe!

Je fais quelques rencontres lors de la traversée de 16 heures.

soleilénorme-01 En prenant des photos du coucher de soleil, une famille tente de prendre une photo de famille avec le coucher de soleil à l’arrière-plan. La mère remarque ma caméra et me demande si je peux prendre une photo de toute la famille. Pas évident avec le coucher de soleil en arrière-plan. Je réussi à faire une pas pire photo avec leur petite caméra.

Le garçon et la fille semblent vraiment intéressés en photographie et me posent des questions.

– Pourquoi as-tu un si grand objectif pour prendre une photo du coucher de soleil?

– Je veux que le soleil soit énorme dans la photo. Donc, je prends mon gros zoom.

Je change de lentille et en mets une beaucoup plus petite.

– Pourquoi as-tu changé de lentille?

– Je veux voir un peu plus du ciel.

Un autre homme d’une jeune vingtaine suivait un peu notre conversation. Il a un DSLR. Il vient me poser quelques questions lui aussi. Il vient de l’Angleterre. Nous jasons un peu d’histoire canadienne (Tu es francophone et tu viens de l’Ontario?).

Une fois le coucher de soleil terminé, je vais déposer mon appareil-photo et je vais au lounge où un chansonnier fait un spectacle.

michealaverill-01Il raconte son parcours et c’est là que je réalise que j’ai déjà entendu parler de lui sur la radio de CBC il y a quelques années. Il est reconnu comme le « musicien marcheur ». Son but est de marcher d’un bout à l’autre du Canada. Il a fait une bonne partie des provinces des maritimes et une partie de la Colombie-Britannique, d’où il vient. Il a été embauché pour deux semaines à faire de la musique sur le traversier.

Il s’appelle Micheal Averill. C’est un homme très inspirant. Il a une très belle philosophie de vie. La simplicité, et le contact humain. Il prône la rencontre d’inconnu. « I will give you one goal during this trip. Take the time to talk to someone that you don’t know.» D’ailleurs, la majorité de ses chansons sont inspirées des rencontres de ses voyages. Il a des histoires comiques, intéressantes et inspirantes. Une très belle façon de terminer cette journée.

Je me réveille tôt ce matin et remarque que la lune est superbe, droit devant le navire. C’est la superlune. Mes côtes font mal ce matin par contre, donc, je décide d’essayer de me recoucher.

À 9h30, le traversier accoste et je me dirige vers Baddeck où je rencontre la cousine de mon père, Mariette Paulin et sa famille. Elle a acheté un grand terrain au flanc d’une montagne au Cape Breton. Ses deux filles et son gendre sont en train développer le terrain, en vrai explorateurs. Elle demeure dans une roulotte de camping (très confortable) mais les trois autres sont dans des tentes alors qu’ils défrichent. Ils ont presque terminé de construire une petite maison et vont bientôt commencer à construire une deuxième maison. Les deux maisons n’auront ni eau courante, ni électricité. Un édifice communal contiendra la salle de bain, salle de lavage et cuisine.

Toute une aventure!

phare-01Une fois que j’ai bien dîner, me file vers le traversier de l’Île-du-Prince-Édouard. J’arrive alors que celui de 16h45 embarque. La traversée dure 75 minutes.

J’explore l’île un peu et me trouve un petit coin, à l’ombre d’un phare, pour dormir.

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